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Accueil » Offres d'emploi » Contrat doctoral – Décarboner l’industrie par la finance
Le Centre Européen de Recherche en Économie Financière et en Gestion des Entreprises (CEREFIGE1) est le laboratoire de recherche spécialisé en sciences de gestion et du management en Lorraine. Intégré à l’Université de Lorraine dont il est une des 60 unités de recherche. Les travaux menés aux CEREFIGE donnent lieu aussi bien à des articles dans des revues internationales à comité de lecture qu’à la publication d’ouvrages ou de chapitres d’ouvrages, à des activités d’expertise et de transfert vers le monde professionnel.
La thèse s’inscrit dans le projet « Decarbonizing Industry through Finance » (DIF – https://www.pepr-spleen.fr/projet/projet-dif/). Le projet vise à analyser et à faciliter la réorientation des flux financiers indispensables aux transitions écologique, énergétique et numérique.
Pour décarboner l’industrie à grande échelle, il faut orienter les financements vers les investissements qui permettent de réduire les émissions de CO₂. L’objectif est de mieux comprendre comment les acteurs financiers, les entreprises et les pouvoirs publics peuvent travailler ensemble pour accélérer cette transition. Le projet s’intéresse notamment aux mécanismes de financement de la décarbonation industrielle, aux nouvelles réglementations européennes et aux technologies de captage et de stockage du carbone.
Porté par le Centre Européen de Recherche en Economie Financière et Gestion des Entreprises (CEREFIGE) et un consortium de partenaires académiques et industriels, DIF adopte une approche pluridisciplinaire qui croise finance, gestion, économie, droit, génie des procédés et sciences de l’environnement.
L’ambition est de développer des outils concrets d’aide à la décision afin d’orienter plus efficacement les investissements vers les projets industriels bas carbone, tout en conciliant performance économique, compétitivité industrielle et objectifs climatiques.
Objectifs de la thèse :
La décarbonation de l’industrie constitue l’un des principaux défis de la transition écologique européenne. Si de nombreux travaux ont étudié les effets macroéconomiques des politiques climatiques, les mécanismes par lesquels les instruments économiques, financiers et réglementaires influencent concrètement les décisions des entreprises demeurent encore insuffisamment compris.
L’Union européenne a progressivement mis en place un ensemble d’instruments visant à orienter les comportements des acteurs économiques : marché européen du carbone (ETS), mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), taxonomie verte, axe sur les transactions financières (TTF) verte, obligations de reporting CSRD/ESRS, aides publiques à la décarbonation ou encore dispositifs de soutien au captage et stockage du carbone (CCS). Toutefois, ces instruments génèrent simultanément des contraintes, des incitations et des opportunités qui peuvent modifier les arbitrages réalisés par les entreprises et les investisseurs.
Dans ce contexte, la thèse vise à analyser comment ces dispositifs influencent les stratégies d’investissement, les trajectoires de décarbonation et les pratiques de gouvernance des entreprises industrielles.
Cette thèse étudie l’influence des instruments économiques, financiers et réglementaires de la transition bas carbone sur les stratégies d’investissement (et notamment d’investissement Socialement Responsable) et de décarbonation des entreprises industrielles. En mobilisant les apports des sciences de gestion, de la finance et de l’économie, elle étudiera les arbitrages entre performance économique, compétitivité et objectifs climatiques, afin d’identifier les leviers permettant d’orienter efficacement les décisions des entreprises et des investisseurs vers une industrie bas carbone.
Cette approche permettra d’articuler les niveaux micro (entreprises et investisseurs), méso (secteurs et chaînes de valeur) et macro (réglementation et politiques publiques).
Problématique générale :
Comment les instruments économiques, financiers et réglementaires de la transition bas carbone influencent-ils les décisions d’investissement et les stratégies de décarbonation des entreprises industrielles, et dans quelles conditions permettent-ils de concilier performance économique, compétitivité et objectifs climatiques ?
Méthodologie :
La recherche reposera sur une méthodologie mixte combinant analyses quantitatives et qualitatives.
Les analyses quantitatives pourront mobiliser des bases de données financières et ESG, des données européennes sur les entreprises industrielles et des données relatives aux émissions de CO₂ et aux investissements de décarbonation ; pour évaluer l’effet des performances ESG sur l’accès au financement, l’impact des réglementations européennes sur les investissements et les relations entre décarbonation, performance financière et compétitivité.
Les études de cas et les enquêtes qualitatives (à travers des entretiens semi-directifs auprès d’entreprises industrielles, d’investisseurs et banques, d’acteurs publics et d’organisations
professionnelles permettront de comprendre les mécanismes décisionnels réels derrière les investissements bas carbone, les freins rencontrés et les arbitrages effectués.
Contributions attendues :
Sur le plan académique, la thèse contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes reliant politiques climatiques, finance durable et stratégies d’entreprise.
Sur le plan managérial, elle proposera des outils d’aide à la décision permettant aux entreprises et aux investisseurs de mieux intégrer les enjeux climatiques dans leurs choix d’investissement.
Enfin, elle produira des recommandations destinées aux décideurs publics afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité des instruments mobilisés pour la transition industrielle bas carbone.
Rédaction de la thèse :
La thèse devra être rédigée en français avec une possibilité de rédaction en anglais.
Conditions de travail :
Le doctorant pourra bénéficier d’un encadrement et d’un environnement propice à l’avancée de son travail doctoral (bureau, matériel informatique, achat d’ouvrages). Des bases de données seront à sa disposition, la participation à des colloques sera encouragée et financée et des rencontres avec des experts internationaux dans le domaine et les entreprises seront possibles dans le cadre des manifestations scientifiques organisées par l’équipe ou de visite d’entreprises.
La rémunération proposée s’élève à 2100 euros brut et pourra être révisée à la hausse en fonction du cadre règlementaire.
Direction de thèse : Pr Vincent Fromentin + codirection
Durée du contrat doctoral : du 01/11/2026 au 01/11/2029 (36 mois).
Le ou la futur(e) doctorant(e) devra être diplômé(e) d’un Master 2 en sciences de gestion ou en sciences économiques (idéalement en finance) et avoir réalisé un mémoire de recherche. Le/la candidat(e) devra ainsi disposer d’une formation à la recherche solide de niveau Master 2.
Le candidat devra disposer de solides compétences en analyse quantitative et en économétrie (R, Stata ou logiciels équivalents), ainsi que d’un intérêt pour les méthodes qualitatives.
Une bonne maîtrise de l’anglais scientifique est attendue.
Des qualités relationnelles, une capacité à travailler en équipe et un intérêt pour les interactions avec les milieux économiques et institutionnels seront particulièrement appréciés.
Les intentions de candidatures sont à faire parvenir à vincent.fromentin@univ-lorraine.fr, sous la forme :
d’un CV détaillée,
d’un relevé des résultats en Master,
et d’un projet de recherche de 4 pages maximum.
Une première sélection des candidatures se fera sur dossier à déposer avant le 12 septembre 2026. Cette première phase sera suivie d’un entretien fin septembre ou début octobre.