Offres d'emplois
contrat doctoral

Management Stratégique et Organisation

Date : 06/09/2023

Chercheur/e en thèse CIFRE

Conseil & Recherche
Paris
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Présentation de l'établissement :

Leader de la recherche-intervention en sciences humaines et sociales, l’agence Conseil & Recherche accompagne depuis 15 ans les transformations stratégiques et opérationnelles des organisations aussi bien privées que publiques.

Notre équipe pluridisciplinaire de chercheurs, tous titulaires d’un doctorat en sciences humaines et sociales, maîtrise les différentes méthodologies d’enquête qualitatives et quantitatives. Elle défriche les acquis de la recherche et met les outils d’analyse scientifique au service des grandes entreprises et des acteurs publics afin d’éclairer leur stratégie, de structurer et de déployer leurs transformations à l’échelle de l’organisation et d’inscrire le changement dans la durée.

Description du poste :

Au sein de notre équipe, le/la chercheur/e en thèse CIFRE prendra part à la conception et à la conduite des projets de recherche de l’agence, notamment en lien avec la thématique des mobilités.

Ses missions consisteront, en étroite collaboration avec les autres chercheurs de l’équipe, à :

  • assurer une veille des initiatives et des derniers travaux de recherche portant sur les sujets d’intérêts de Conseil & Recherche, en particulier les mobilités ;
  • rédiger des états de l’art, benchmarks, notes d’analyse, livrets de synthèse et rapports à destination de nos clients ;
  • mener des enquêtes de terrain qualitatives et quantitatives ;
  • concevoir et animer des événements à destination de nos clients (ateliers, séminaire de créativité…) ;
  • élaborer, en lien avec la communication, des infographies et des supports permettant de vulgariser les résultats de travaux et des enquêtes menées.

Les contributions aux projets de l’entreprise :

Notre agence Conseil & Recherche est en charge depuis sa création en 2019 de l’animation et de la réalisation des enquêtes de la Communauté d’Intérêt sur le Véhicule Automatisé (CIVA). Initiée et pilotée par la Macif au sein de l’écosystème Movin’On, la Communauté regroupe 12 entreprises majeures (beti, BNP Paribas Cardif, Forvia, Kantar, Macif, Maif, Michelin, Microsoft, Navya, Orange, SNCF, Vinci) qui cherchent à accélérer le déploiement de solutions de mobilité automatisée partagée, durable et inclusive dans les territoires ruraux et périurbains.

La Communauté d’intérêt vient d’engager en 2023 un nouveau cycle de travail trisannuel qui vise à appréhender le déploiement et l’exploitation d’un service de mobilité automatisée en territoire rural et périurbain. Pour ce faire, la Communauté d’intérêt s’est associée au projet « Réseau Inclusif de Mobilité Automatisée » (RIMA) qui est mené sur le territoire de la ville de Crest et de la Communauté de Communes du Val de Drôme. Ce projet vise à tester le déploiement d’un véritable pilote de services de mobilité automatisée en territoire rural en s’appuyant sur une flotte de sept navettes autonomes et combinant le transport de personnes et de marchandises.

Le/la chercheur/e recruté/e contribuera ainsi à la réalisation des enquêtes menées par Conseil & Recherche pour la Communauté d’intérêt dans le cadre du projet RIMA, à savoir :

  • l’analyse d’une part de l’acceptabilité, l’acceptation et l’adoption du service par ses utilisateur ainsi que son ancrage auprès des parties prenantes du territoire (élus, techniciens, opérateurs, entreprises, associations, habitants non-usagers etc.) ;
  • l’évaluation d’autre part des impacts économiques, sociaux, politiques et environnementaux du réseau et des conditions de sa réplicabilité dans d’autres territoires.

Le sujet de thèse proposé : les nouveaux métiers et les nouvelles compétences dans le domaine des mobilités

La mobilité est un enjeu majeur à l’intersection des transformations économiques, sociales, environnementales et professionnelles actuelles. Ce phénomène social connaît depuis une dizaine d’années un formidable développement, marqué par l’essor de nouveaux modes de transports et manières de se déplacer. C’est le cas des mobilités actives (marche, vélo), partagées (autopartage, covoiturage, transport à la demande), solidaires (transport d’utilité sociale), innovantes (électrification, hydrogène) ou encore intelligentes (véhicules connectés et automatisés).

L’utilisation croissante du numérique, de l’intelligence artificielle et des données accrédite l’idée d’une révolution en cours dans le domaine des mobilités. Un exemple parlant est le développement de la mobilité partagée et servicielle incarnée par le MaaS (Mobility as a Service). Cette expression désigne un « système intégré d’offres de mobilité (transports en commun, véhicules en libre- service, véhicules avec chauffeur…) ayant l’ambition de dispenser les citadins de la possession de véhicules personnels »

Mais la mobilité cristallise dans le même temps les craintes et les inégalités de nos sociétés contemporaines face au changement climatique, à l’exclusion sociale et à la fracture territoriale. Le secteur des transports est en effet le principal émetteur de dioxyde de carbone (CO2). Par ailleurs, environ 15 millions de personnes en France sont aujourd’hui contraintes dans leurs déplacements et sont isolées du fait de problèmes de mobilité.

La fragmentation actuelle des territoires et du marché du travail fait que l’exercice de la mobilité conditionne de plus en plus l’exercice des droits à la formation, l’emploi, la santé, la culture et plus largement la citoyenneté. La mobilité est ainsi considérée par le sociologue Eric Le Breton comme « le droit des droits » dont se voient privés les publics socialement fragiles et les populations des territoires peu denses.

Face à ce double constat, la question se pose de savoir comment développer et mettre à profit les nouvelles mobilités pour répondre aux enjeux de transition écologique, d’inclusion sociale et d’égalité entre les territoires. Outre l’innovation technologique, l’accent est aussi à mettre sur la sensibilisation, la formation et l’accompagnement à l’utilisation de nouveaux services et solutions de mobilité. En effet, la mobilité est un phénomène social qui ne se résume pas au fait de se mouvoir dans l’espace physique mais implique un changement de position dans l’espace social. Elle relève donc de l’apprentissage et dépend des capacités des individus comme le fait, par exemple, de savoir lire une carte ou d’utiliser une application smartphone.

Ce défi concerne les acteurs de la mobilité, aussi bien les collectivités locales que les entreprises, qui sont confrontées à des transformations majeures dans le sillage des conséquences de la crise du Covid-19 et de l’adoption fin 2019 de la loi d’orientation des mobilités (LOM). Cette dernière consacre en effet l’instauration d’autorités organisatrices des mobilités (AOM) partout sur le territoire national, y compris dans les zones peu denses qui en étaient encore dépourvues. De nombreuses collectivités, notamment les petites intercommunalités rurales, sont toutefois confrontées à de grandes difficultés pour financer des services de mobilité sur leur territoire et faire face à l’explosion des coûts d’exploitation des transports.

De leur côté, les entreprises du secteur des transports voient leurs modèles industriel et d’affaires directement touchés non seulement par les réglementations contre le réchauffement climatique (interdiction des voitures thermiques, mise en place des zones à faible émission), mais aussi par l’essor de la connectivité et de l’automatisation. Ces innovations modifient la chaine de valeur et attisent la concurrence entre les acteurs traditionnels (constructeurs auto, équipementiers, réparateurs, assureurs etc.) et de nouveaux acteurs comme les géants de la tech ou les startups de l’intelligence artificielle. De plus, les opérateurs de transport de voyageurs et de marchandises font face actuellement à une grave pénurie de chauffeurs qui impacte à la fois leur offre et leur qualité de services.

Ce sujet de thèse CIFRE propose ainsi de saisir les transformations actuelles dans le domaine des mobilités sous l’angle de l’évolution des nouveaux métiers et des nouvelles compétences. Pour ce faire, le/la chercheur/e sera invité/e à analyser en particulier le cas des services de mobilité automatisée (navette autonome ou robot-taxi), notamment ceux sans opérateur à bord. Au-delà des défis techniques, penser l’exploitation d’un tel service constitue un défi majeur alors que les opérateurs de sécurité jouent aujourd’hui un rôle clé dans l’accompagnement des passagers de navettes autonomes et la gestion des petits aléas sur le parcours.

Par conséquent, loin de faire disparaître l’humain, le développement de la mobilité automatisée devrait se traduire par une évolution des métiers et des compétences au sein des opérateurs de transport public. Une comparaison avec les évolutions des métiers touchant d’autres types de mobilités (actives, partagées, solidaires etc.) et d’autres contextes professionnels (constructeurs auto, collectivités, associations, etc.) pourrait être envisagé par le/la candidat/e.

Profil recherché / Compétences requises

Le/la candidat/e doit s’intéresser à des sujets de recherche qu’il/elle ne maîtrise pas, être doté/e d’une capacité d’analyse et de réflexion de haut niveau pour mener des enquêtes avec la rigueur scientifique attendue en thèse, et être capable de vulgariser et restituer les résultats au mieux à nos clients non experts de la recherche. Nous recherchons donc quelqu’un ayant les expériences, les connaissances et les capacités suivantes :

  • bonne maîtrise des méthodes d’enquêtes qualitatives et/ou quantitatives en sciences humaines et sociales ;
  • familiarité avec le monde de l’entreprise : expérience professionnelle antérieure en entreprise ou sujets de recherche en lien avec l’entreprise ;
  • grande autonomie dans le travail, force de proposition ;
  • excellentes capacités d’analyse et de synthèse ;
  • excellentes qualités d’expression écrite et orale : contact client, animation de réunions et groupes de travail / séminaires, production de livrables ;
  • bonne maîtrise de l’anglais professionnel (lu, écrit, parlé) ;
  • capacité à travailler en équipe, sens du collectif, bonne humeur et envie de partager.

Prérequis indispensables à l’étude de votre candidature :

  • être détenteur/rice d’un Master 2 en sciences humaines et sociales, de préférence dans l’une des disciplines suivantes : économie, géographie, sciences de gestion, science politique, sociologie, urbanisme ;
  • avoir un/e directeur/rice de thèse qui accepte l’inscription en thèse CIFRE et un laboratoire de rattachement pour la rentrée universitaire 2023/2024.

Documents à transmettre

Pour rejoindre notre équipe de chercheurs pour réaliser un doctorat en CIFRE, nous demandons à chaque candidat/e de nous faire part de son parcours et de ses motivations en envoyant à l’adresse superheros@conseil-et-recherche.com les éléments suivants :

  • Un CV en format pdf ;
  • Une lettre de motivation détaillant l’intérêt pour une thèse CIFRE et la problématique envisagée en lien avec ce sujet ;
  • Une lettre d’acceptation par le/la directeur/rice de thèse et une présentation de son profil
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