Appels à communication

Colloque annuel de l’Institut Psychanalyse & Management

Date limite de soumission : 16/09/2024

QUELLES CORRESPONDANCES ENTRE LES IDEALITES ET LES REALITES DU MANAGEMENT ÉCLAIRER LES ATTENTES DU MANAGEMENT ENVERS LES APPORTS DE LA PSYCHANALYSE

New Dead line : lundi 16 septembre 2024

Le management se positionne clairement dans la classe des idéalités économiques. Sa relation à la classe des idéalités sociales est paradoxale. Le management s’étrangle dans un double nœud, celui de l’équilibration de la tension économique, et celui de l’équilibration de la tension sociale. La balance de cette équilibration détermine la profitabilité requise, en principe pour le bien de toutes les parties prenantes. Voilà pour les idéalités.

Concernant les réalités, le management est pragmatique, quoiqu’il se réfère désormais à une science bien établie, et pragmatique, ce devrait suffire, dont le patron culturel est l’économie. Il est en effet confronté aux réalités. Toute protestation est constitutive de la constatation d’un écart idéel dû à l’idée que chaque partie prenante se fait d’un idéal pour lui. On désigne des boucs émissaires : le marché, la concurrence, les comportements, l’état d’une situation, l’État nation, l’Europe… Ces boucs émissaires exerceraient une contrainte à l’exercice du libre arbitre par les parties prenantes. Chacune se réfère à ses valeurs instituantes. La concurrence en effet signifie que chaque partie prenante poursuit ses « eutopies », désignant les « utopies » qui sont bonnes spécifiquement pour chacune d’elle. Finalement le management butte sur les « dystopies », désignant les contrariétés, les embarras, les difficultés, les problèmes… et toutes leurs productions manifestes : les dérives aux attentes, les dysfonctionnements… et les manifestations occultées, les coûts sociaux, les coûts- performances cachés finalement colossaux. La déperdition d’énergie serait finalement plus abondante que la profitabilité, laquelle ne serait pas une rareté si elle était mieux répartie et redistribuée pour des investissements pour tous, dont pour le bien de la planète. D’aucuns seraient sans doute plus coopérant. Or ce qui apparaît est que c’est bien ce que l’on ne veut pas voir qui est le trait d’union de l’harmonie. Le management ne ferait pas tout ce qui est son pouvoir pour tendre vers des équilibrations saines, parce que chaque partie prenante veut sa part de gâteau plus grosse que celle de l’Autre, quoiqu’elle ait bien compris que la coopération des parties prenantes est le passage obligé. La dynamique des structures s’emballe. Le management met en œuvre des stratégies dissipatives. Désormais, l’Intelligence Artificielle générative les rendrait plus dissipatives encore, s’agissant de résoudre dans le « temps du monde » (F. Braudel, 1979) les problèmes généraux du management que le changement et la transformation rendent de plus en plus liquide… sauf que le management des uns contraints les Autres au freinage dissipatif car l’énergie est captée par les résistances. Sont sans cesse à requestionner la reconfiguration des modèles d’affaires, les impacts sur le vivant, le management des Hommes et des Organisations. Différents points de vue critiques sont sollicités et croisés, dont celui de la psychanalyse. Sont questionnées les attentes du management relativement aux apports de la psychanalyse.

Contact :

COMITE D’ORGANISATION

Daniel BONNET : bonnet.daniel@outlook.com

Dominique BARUEL BENCHERQUI : d.bencherqui@istec.fr

Marc BONNET : bonnet@iseor.com

Charles FERRON : c.ferron@istec.fr

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